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À l’hôpital, comment accompagner la douleur, le stress et l’anxiété sans médicaments ?

  • dianafenechcontact
  • 16 janv. 2024
  • 23 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 janv.

Patiente hospitalisée pratiquant une séance de relaxation guidée avec une professionnelle, dans un environnement calme et rassurant.


Pourquoi l’hôpital est-il un lieu particulièrement éprouvant pour les patients ?


L’hôpital est un lieu de soins, mais aussi un lieu de rupture. Rupture avec le quotidien, avec les habitudes, avec les repères familiers. Pour beaucoup de patients, l’hospitalisation marque une perte de contrôle : on ne choisit plus ses horaires, son rythme, parfois même son intimité. Cette perte de maîtrise peut rapidement générer du stress, de l’anxiété, voire des épisodes de panique, même chez des personnes habituellement sereines.


À cela s’ajoute la confrontation au corps souffrant. La douleur physique, qu’elle soit aiguë ou chronique, mobilise une grande partie de l’énergie psychique. Elle peut entraîner une fatigue intense, des troubles du sommeil, une irritabilité accrue et parfois un véritable trouble de l’humeur. Lorsque la douleur s’installe, elle ne touche jamais uniquement le corps : elle impacte aussi les émotions, la capacité de concentration et la manière dont la personne se projette dans l’avenir.


L’environnement hospitalier, malgré toute la bienveillance des équipes, peut également accentuer ce vécu. Les bruits, les lumières, les soins répétés, l’attente des résultats ou des interventions créent un climat d’hypervigilance. Le mental reste en alerte constante, ce qui rend difficile le relâchement. Beaucoup de patients décrivent une impression de tension permanente, comme s’ils ne parvenaient plus à se détendre, même lorsqu’ils sont au repos.


Sur le plan émotionnel, l’hospitalisation peut réveiller des peurs profondes : peur de la douleur, peur du diagnostic, peur de l’avenir, parfois même peur de mourir. Ces émotions, lorsqu’elles ne trouvent pas d’espace pour s’exprimer, peuvent se transformer en anxiété diffuse, en agitation intérieure ou en repli sur soi. Certains patients présentent alors des manifestations proches du trouble du comportement, non par opposition, mais parce qu’ils ne savent plus comment exprimer ce qu’ils traversent.


Dans ce contexte, les approches qui permettent d’agir à la fois sur le corps et sur le vécu émotionnel prennent tout leur sens. Apprendre à respirer autrement, à relâcher les tensions, à accueillir ses sensations sans jugement devient un véritable soutien. C’est ici que les méthodes de conscience corporelle et de relaxation trouvent naturellement leur place, en complément des soins médicaux, pour aider le patient à mieux contrôler son stress, retrouver un peu de stabilité intérieure et renouer avec l’art de se détendre.



Qu’est-ce que la sophrologie et pourquoi est-elle adaptée au milieu hospitalier ?


La sophrologie est une approche psychocorporelle qui s’appuie sur le lien étroit entre le corps et l’esprit. Elle combine des techniques de respiration consciente, de détente musculaire et de mobilisation du mental à travers des images positives. Son objectif n’est pas de supprimer ce qui est vécu, mais d’aider la personne à modifier sa manière de le percevoir, afin de retrouver plus de calme, de stabilité et de ressources intérieures.


Pour bien comprendre pourquoi elle est particulièrement adaptée au milieu hospitalier, il est important de revenir à Qu’est-ce que la sophrologie ? Créée dans les années 1960, elle s’inspire de différentes influences orientales et occidentales, issues à la fois de la médecine, de la psychologie et de pratiques corporelles. L’origine et influence de la sophrologie expliquent en grande partie son intérêt dans les contextes de soins : elle a été pensée dès le départ comme un outil d’accompagnement, respectueux du rythme et des capacités de chacun.


À l’hôpital, les patients sont souvent confrontés à une surcharge mentale importante. Le flot de pensées, les inquiétudes et l’anticipation des soins rendent difficile l’accès au relâchement. La sophrologie agit alors comme une parenthèse, un espace où la personne peut revenir à ses sensations, à son souffle, à l’instant présent. En se reconnectant au corps, le mental s’apaise progressivement.


L’un des grands atouts de cette approche est sa grande adaptabilité. Les exercices peuvent être pratiqués en position assise, allongée, voire immobile lorsque l’état de santé ne permet aucun mouvement. Les consignes sont simples, accessibles, et toujours ajustées. Cette souplesse rend la sophrologie particulièrement pertinente dans un environnement hospitalier, où les capacités physiques peuvent varier d’un jour à l’autre.


La respiration joue un rôle central dans cet accompagnement. À travers l’art de la respiration, le patient apprend à ralentir son rythme, à relâcher les tensions accumulées et à apaiser le système nerveux. Cette régulation naturelle favorise un retour au calme, souvent difficile à atteindre dans un contexte médicalisé.


La sophrologie s’appuie également sur le pouvoir de la visualisation. En proposant des images simples et rassurantes, le sophrologue guide la personne vers des sensations plus agréables, loin des préoccupations immédiates. Ces visualisations ne sont jamais imposées : elles sont suggérées, laissant à chacun la liberté de les adapter à son vécu et à son imaginaire.


Contrairement à certaines idées reçues, la sophrologie ne demande ni performance, ni concentration intense. Il n’y a rien à réussir, rien à forcer. Cette absence d’enjeu est essentielle à l’hôpital, où les patients peuvent déjà se sentir mis à l’épreuve physiquement et émotionnellement. Ici, tout se fait dans la douceur, le respect et l’écoute.


Enfin, la sophrologie trouve naturellement sa place dans une logique de sophrologie en toute discrétion. Elle peut être pratiquée en chambre, en petit groupe, ou même au lit, sans matériel spécifique. Elle s’intègre ainsi facilement au parcours de soins, sans perturber l’organisation hospitalière, tout en apportant un véritable soutien au patient.



Comment ces pratiques agissent-elles sur la douleur physique et la souffrance psychique ?


À l’hôpital, la douleur est rarement uniquement physique. Même lorsqu’elle trouve une cause médicale clairement identifiée, elle s’accompagne presque toujours d’un vécu émotionnel intense : peur, découragement, fatigue morale, sentiment d’injustice ou d’impuissance. C’est précisément dans cette articulation entre sensations corporelles et vécu psychique que les approches psychocorporelles prennent tout leur sens.


Professionnelle de santé échangeant avec un patient hospitalisé autour de son ressenti, dans un contexte d’accompagnement et d’écoute.

L’accompagnement proposé permet d’agir simultanément sur plusieurs niveaux. D’un point de vue corporel, la respiration consciente et la détente musculaire favorisent un relâchement global. Lorsque le corps se détend, les tensions diminuent, ce qui peut entraîner une baisse de l’intensité perçue de la douleur. Il ne s’agit pas de nier la sensation, mais de modifier la manière dont elle est vécue, en réduisant la crispation et la lutte permanente contre elle.


Sur le plan psychique, cet accompagnement aide à sortir du cercle vicieux dans lequel la douleur alimente l’angoisse, et où l’angoisse, à son tour, accentue la douleur. En apprenant à respirer plus calmement, à observer ses sensations sans jugement, le patient retrouve une forme de distance intérieure. Cette capacité à prendre du recul est essentielle dans la gestion de la souffrance, qu’elle soit liée à une pathologie chronique ou à un épisode aigu.


Les techniques de visualisation jouent également un rôle central. En mobilisant le pouvoir de la visualisation, le patient est invité à orienter son attention vers des images apaisantes ou symboliques. Cette mobilisation du mental permet parfois de déplacer le focus, de créer un espace intérieur plus sécurisant, où la douleur n’occupe plus toute la place. Le cerveau, sollicité autrement, peut alors moduler la perception des sensations désagréables.


Dans certains contextes, notamment lorsque la maladie s’inscrit dans la durée, cet accompagnement devient un véritable soutien au quotidien. C’est le cas, par exemple, pour des patients atteints de pathologies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, où la douleur, la rigidité corporelle et la fatigue psychique sont souvent étroitement liées. Les pratiques proposées permettent alors de préserver une meilleure qualité de vie et de soutenir l’adaptation à la maladie.


L’accompagnement est également précieux en fin de parcours de soins, lorsque la question du sens et de l’apaisement devient centrale. Dans ce cadre, la sophrologie et fin de vie offre un espace de présence, de respiration et de réconciliation avec le corps. Elle permet d’accompagner la douleur, mais aussi les émotions qui l’entourent, dans une démarche profondément humaine et respectueuse.


Il est important de souligner que ces pratiques s’inscrivent toujours en complément des traitements médicaux. Elles ne remplacent ni les soins, ni les médicaments, mais viennent enrichir la prise en charge globale. Cette complémentarité est au cœur de l’approche sophrologie et douleur, qui vise avant tout à redonner au patient un rôle actif face à ce qu’il traverse.


En retrouvant des sensations plus agréables, en développant une meilleure écoute corporelle et en apaisant le mental, le patient peut peu à peu transformer son rapport à la douleur. Celle-ci ne disparaît pas toujours, mais elle devient souvent plus supportable, moins envahissante, et surtout moins isolante.



En quoi ces approches aident-elles à réduire le stress et l’anxiété à l’hôpital ?


Le stress et l’anxiété font partie des expériences les plus fréquemment rapportées par les patients hospitalisés. L’attente, l’incertitude, la peur des examens ou des résultats, mais aussi la perte de repères habituels, créent un terrain propice à une tension intérieure constante. À l’hôpital, beaucoup de patients décrivent un mental qui ne s’arrête jamais, toujours en anticipation de ce qui va arriver.


Ces approches permettent d’agir directement sur ce mécanisme. En premier lieu, elles offrent un temps de pause dans un environnement où tout va souvent très vite. Le simple fait de s’arrêter, de porter son attention sur sa respiration, sur ses sensations corporelles, permet déjà de faire baisser le niveau de vigilance excessive. Progressivement, le système nerveux se régule, passant d’un état d’alerte permanent à un état plus calme.


La respiration consciente joue ici un rôle fondamental. Grâce à l’art de la respiration, le patient apprend à ralentir volontairement son souffle, ce qui envoie un signal d’apaisement au corps. Cette action simple a un impact direct sur le rythme cardiaque, la tension musculaire et la sensation de contrôle intérieur. Lorsque la respiration se calme, l’esprit suit souvent le même mouvement.


Ces pratiques permettent également de mieux accueillir les émotions liées à l’hospitalisation. Plutôt que de lutter contre la peur ou l’inquiétude, le patient est invité à les observer, sans jugement. Cette posture intérieure favorise une meilleure gestion des émotions et limite l’emballement mental. Avec le temps, cette capacité à prendre du recul aide à prévenir les états de panique qui peuvent survenir dans certains contextes de soins.


En retrouvant un ancrage corporel plus stable, le patient renforce aussi sa confiance en soi. Il se rend compte qu’il possède en lui des ressources pour traverser les moments difficiles, même lorsque la situation médicale lui échappe. Cette confiance ne repose pas sur une illusion de maîtrise, mais sur la capacité à se recentrer, à se calmer et à se soutenir intérieurement.


Ces outils sont également précieux pour les patients dont l’hospitalisation réactive des fragilités préexistantes, comme des troubles du comportement ou un trouble de l’humeur. En proposant un accompagnement régulier, adapté et sécurisant, il devient possible d’apaiser ces états sans ajouter de pression supplémentaire.


Enfin, apprendre à mieux contrôler votre stress à l’hôpital a souvent des effets qui dépassent le temps de l’hospitalisation. Les patients repartent avec des outils simples, qu’ils peuvent réutiliser chez eux, dans leur quotidien, ou lors de futures étapes médicales. Cette continuité contribue à renforcer leur autonomie émotionnelle et leur sentiment de sécurité intérieure.



Peut-on réellement améliorer le sommeil en milieu hospitalier ?


Le sommeil est l’un des premiers éléments perturbés lors d’une hospitalisation. Bruits nocturnes, soins réguliers, éclairage artificiel, inquiétudes liées à la maladie ou aux examens… tout concourt à fragmenter les nuits. Beaucoup de patients décrivent des difficultés d’endormissement, des réveils fréquents, voire une impression de ne jamais vraiment récupérer. Or, le manque de sommeil accentue la fatigue, la douleur et l’anxiété, créant un cercle difficile à rompre.


Patiente hospitalisée reposant paisiblement dans son lit, dans une ambiance nocturne calme et apaisante.  Pourquoi il est bon :

Les approches psychocorporelles offrent ici un soutien particulièrement intéressant. En agissant sur le relâchement corporel et l’apaisement mental, elles favorisent les conditions nécessaires à un sommeil plus réparateur, même dans un environnement hospitalier contraignant. Il ne s’agit pas de forcer l’endormissement, mais de créer un terrain intérieur plus propice au repos.

La respiration consciente est souvent le premier levier utilisé. En ralentissant le souffle et en allongeant l’expiration, le corps reçoit un signal de détente profonde. Cette régulation naturelle aide à calmer le flux des pensées et à diminuer l’hypervigilance, deux obstacles majeurs à l’endormissement. Avec le temps, le patient apprend à reconnaître les signaux de fatigue et à s’y abandonner plus sereinement.


La détente musculaire joue également un rôle clé. À l’hôpital, les tensions s’accumulent facilement : positions inconfortables, immobilité prolongée, stress émotionnel. En relâchant progressivement les différentes zones du corps, le patient peut ressentir un apaisement global, favorable à l’installation du sommeil. Cette approche rejoint pleinement les principes utilisés pour vaincre l’insomnie, adaptés ici au contexte hospitalier.


Les visualisations simples et rassurantes complètent ce travail. En mobilisant le pouvoir de la visualisation, il devient possible de détourner l’attention des préoccupations nocturnes pour la diriger vers des images de calme, de sécurité ou de confort. Ces images agissent comme un sas de décompression mentale, facilitant la transition entre l’état d’éveil et le repos.


Pour certains patients, ces pratiques permettent également de modifier leur rapport à la nuit. Plutôt que d’anticiper le moment du coucher avec appréhension, ils apprennent à l’aborder comme un temps de récupération, voire comme un moment pour l’art de se détendre. Cette évolution du regard porté sur le sommeil est souvent aussi importante que la durée effective du repos.


Il est important de souligner que l’objectif n’est pas d’obtenir un sommeil parfait à l’hôpital, mais d’améliorer la qualité des temps de repos existants. Même un sommeil fragmenté peut devenir plus réparateur lorsqu’il s’accompagne d’un véritable relâchement physique et mental. Dans cette perspective, les outils utilisés peuvent également être réinvestis après l’hospitalisation, notamment pour la sophro pour s’endormir, prolongeant ainsi les bénéfices dans la durée.



Comment ces techniques accompagnent-elles les patients avant, pendant et après les soins ?


Le parcours hospitalier est souvent rythmé par une succession de temps forts : examens, interventions, traitements, périodes d’attente, puis récupération. Chacune de ces étapes peut générer des tensions spécifiques, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Les approches psychocorporelles permettent d’accompagner ces différents moments, en s’adaptant aux besoins du patient et à la réalité du soin.


Avant les soins : se préparer et apaiser l’anticipation


L’attente est souvent l’un des moments les plus difficiles à vivre. L’imagination anticipe, parfois de manière excessive, ce qui va se passer, nourrissant le stress et l’anxiété. Dans cette phase, l’accompagnement vise avant tout à aider le patient à se préparer à un événement médical sans se laisser submerger par ses peurs.


La respiration consciente, associée à des intentions rassurantes, permet de ramener l’attention dans l’instant présent. Le patient apprend à relâcher les tensions liées à l’anticipation et à se recentrer sur ce qu’il peut contrôler : son souffle, ses sensations, son rythme intérieur. Cette préparation favorise un état plus calme et plus stable au moment d’entrer dans le soin.


Pendant les soins : rester présent et soutenu


Pendant un soin, notamment lorsqu’il est inconfortable ou anxiogène, le patient peut rapidement se sentir envahi par la peur ou la douleur. L’accompagnement proposé permet alors de maintenir un lien avec le corps, sans lutte excessive. La respiration devient un repère, un point d’ancrage auquel se raccrocher lorsque les sensations deviennent trop envahissantes.

Les visualisations simples, guidées par la voix du sophrologue, aident également à déplacer l’attention vers des sensations plus neutres ou agréables. Cette capacité à orienter le mental permet souvent de vivre le soin de manière plus contenue, moins éprouvante. Dans ce cadre, l’approche se fait toujours dans une logique de sophrologie en toute discrétion, respectueuse du contexte médical et du rythme du soin.


Après les soins : favoriser la récupération


Une fois le soin terminé, le corps et l’esprit ont besoin de temps pour récupérer. La fatigue, les douleurs résiduelles ou les émotions accumulées peuvent persister. Les pratiques proposées aident alors à relâcher ce qui a été mobilisé pendant le soin et à favoriser une récupération plus douce.


Le patient est invité à porter attention aux zones de détente, aux sensations de calme qui apparaissent progressivement. Cette phase contribue à restaurer un sentiment de sécurité intérieure et à soutenir les capacités naturelles de récupération. Elle permet également de refermer symboliquement l’expérience du soin, évitant que celui-ci ne continue à occuper l’espace mental.


Une adaptation constante au patient


Tout au long de ces étapes, l’accompagnement s’ajuste en permanence. Il n’existe pas de protocole figé : chaque intervention se construit en fonction de l’état physique, émotionnel et psychologique de la personne. Cette souplesse est essentielle à l’hôpital, où les besoins peuvent évoluer rapidement.


Le déroulement d’une séance en milieu hospitalier est donc pensé comme un soutien ponctuel ou régulier, toujours au service du vécu du patient. L’objectif n’est pas de performer, mais d’offrir un espace sécurisant, où la personne peut souffler, se recentrer et traverser les soins avec un peu plus de sérénité.



Dans quels services hospitaliers ces pratiques sont-elles particulièrement utiles ?


Si ces approches peuvent être proposées dans de nombreux contextes de soins, certains services hospitaliers y trouvent un intérêt tout particulier, tant les besoins des patients y sont marqués sur le plan physique, émotionnel et psychique. L’accompagnement s’adapte alors aux spécificités de chaque service, sans jamais perdre de vue la singularité de chaque personne.


En oncologie


Les services d’oncologie figurent parmi ceux où ces pratiques sont le plus fréquemment intégrées. Les patients y sont confrontés à des traitements lourds, à une fatigue intense et à une charge émotionnelle importante. La douleur, la peur de l’évolution de la maladie, les effets secondaires et l’incertitude quant à l’avenir génèrent souvent un stress constant.

Dans ce contexte, l’accompagnement aide les patients à mieux vivre les traitements, à relâcher les tensions corporelles et à apaiser l’anxiété liée aux examens ou aux séances répétées. Il soutient également la gestion de la souffrance, en offrant un espace où les émotions peuvent être accueillies sans jugement, dans un cadre sécurisant.


En obstétrique


En obstétrique, ces pratiques sont utilisées aussi bien pour accompagner la grossesse que pour préparer à l’accouchement. Elles sont particulièrement pertinentes dans les situations de grossesse pathologique, où l’inquiétude et la perte de repères peuvent être très présentes. La future mère est alors invitée à se reconnecter à son corps, à sa respiration et à ses sensations, malgré le contexte médicalisé.


L’accompagnement favorise un vécu plus apaisé de cette période parfois fragile, en soutenant la gestion des émotions et en aidant à retrouver un sentiment de confiance face aux soins et aux examens.


En pédiatrie


Chez les enfants hospitalisés, la peur des soins, de la douleur et de l’environnement médical est souvent très marquée. Les exercices sont alors adaptés de manière ludique, imagée et rassurante. Cette approche rejoint naturellement la séance de sophrologie pour enfants, où le jeu, l’imaginaire et le mouvement occupent une place centrale.

En pédiatrie, l’objectif est d’aider l’enfant à se sentir en sécurité, à exprimer ce qu’il ressent et à traverser les soins avec moins de tension. Cela favorise également une meilleure concentration et une coopération plus sereine avec les équipes soignantes.


En soins palliatifs


Dans les services de soins palliatifs, l’accompagnement prend une dimension profondément humaine. Il ne s’agit plus seulement de soulager des symptômes, mais d’accompagner la personne dans ce qu’elle vit, jusqu’au bout de son parcours. La sophrologie en soins palliatifs offre un espace de présence, de respiration et d’apaisement, où les mots ne sont pas toujours nécessaires.


Les pratiques proposées aident à soulager la douleur, à apaiser les peurs et à soutenir la personne dans son rapport au corps, aux émotions et à la finitude. Elles peuvent également offrir un soutien précieux aux proches, en créant des moments de calme et de lien.


Dans d’autres services hospitaliers


Ces pratiques trouvent aussi leur place dans de nombreux autres services : chirurgie, rééducation, neurologie, gériatrie, ou encore psychiatrie. Elles peuvent soutenir des patients présentant des troubles du comportement, des difficultés de motivation ou des épisodes de trouble de l’humeur, en complément des prises en charge existantes.


Dans tous les cas, l’accompagnement s’adapte au contexte, aux contraintes du service et à l’état du patient. C’est cette capacité d’ajustement qui rend ces pratiques si pertinentes à l’hôpital.



Quels types d’exercice de sophrologie sont proposés en centre hospitalier ?


En centre hospitalier, les exercices proposés sont toujours pensés pour être simples, accessibles et adaptables. L’objectif n’est jamais la performance ni la maîtrise parfaite d’une technique, mais l’expérience vécue par le patient, ici et maintenant. Chaque exercice de sophrologie est ajusté en fonction de l’état de santé, de la fatigue, des capacités physiques et du moment du parcours de soins.


Ces pratiques s’articulent généralement autour de trois grands axes complémentaires : la respiration, la détente corporelle et la mobilisation du mental.


La respiration consciente : revenir à l’essentiel


La respiration est souvent le premier outil proposé, car elle est accessible à tous, même en situation de grande fatigue ou d’immobilité. En centre hospitalier, elle permet avant tout de ralentir le rythme, de sortir de l’agitation mentale et d’apaiser le système nerveux.

Les exercices de respiration aident le patient à reprendre contact avec son souffle, à sentir les mouvements naturels du corps et à relâcher progressivement les tensions. Cette pratique s’inscrit pleinement dans l’art de la respiration, en permettant de retrouver une sensation de stabilité intérieure, même dans un environnement médicalisé.


La détente corporelle : relâcher les tensions accumulées


À l’hôpital, le corps est souvent mis à rude épreuve : douleurs, soins répétés, positions inconfortables, immobilité prolongée. Les exercices de détente corporelle visent à relâcher progressivement les différentes zones de tension, sans forcer.


Selon les possibilités du patient, ces exercices peuvent inclure de légers mouvements, des contractions-relâchements très doux, ou simplement un travail d’attention porté sur les sensations corporelles. Cette approche contribue à une meilleure gestion de la souffrance, en aidant le patient à habiter son corps autrement, avec plus de douceur.


La mobilisation du mental : apaiser et soutenir


La visualisation occupe une place importante dans les séances, toujours de manière guidée et adaptée. Grâce au pouvoir de la visualisation, le patient est invité à se représenter des images simples et rassurantes : un lieu calme, une sensation de chaleur, une impression de légèreté ou de sécurité.


Ces images permettent de détourner l’attention des préoccupations immédiates, de créer un espace intérieur plus apaisant et de soutenir les capacités naturelles de récupération. Elles sont particulièrement utiles pour accompagner la douleur, l’anxiété ou les moments de grande fatigue émotionnelle.


Une adaptation permanente aux capacités du patient


En milieu hospitalier, aucun exercice n’est figé. Certains patients peuvent réaliser des mouvements légers, d’autres rester immobiles. Certains préfèrent garder les yeux ouverts, d’autres les fermer. Cette adaptabilité est essentielle pour que chacun puisse pratiquer la sophrologie, à son rythme et selon ses possibilités du moment.


Les exercices peuvent être proposés en séance individuelle ou collective, selon le service et l’organisation du soin. Dans tous les cas, ils s’inscrivent dans une démarche respectueuse, non intrusive, et toujours en lien avec l’objectif de la séance.


Professionnelle de santé accompagnant une patiente hospitalisée dans un moment d’échange calme et bienveillant.

Comment se déroule concrètement une séance à l’hôpital ?


Une séance en milieu hospitalier est avant tout un temps de pause, pensé comme un espace sécurisant au cœur du parcours de soins. Elle s’adapte toujours au contexte médical, à l’état du patient et aux contraintes du service. Rien n’est figé : chaque séance se construit dans l’instant, en fonction de ce qui est possible et juste pour la personne accompagnée.


L’accueil : créer un climat de confiance


La séance débute par un temps d’accueil, essentiel pour instaurer un climat de sécurité. Le patient est invité à s’installer confortablement, en position assise ou allongée, selon ses capacités. Le sophrologue prend le temps de se présenter, d’expliquer le cadre et le déroulement de la séance, en utilisant des mots simples et rassurants.


Ce moment permet au patient d’exprimer, s’il le souhaite, son état du moment : fatigue, douleur, inquiétude, appréhension. Il est encouragé à accueillir ce qu’il ressent avec bienveillance, sans jugement. La séance est présentée comme un temps pour lui, un moment qu’il s’offre, sans attente de résultat ni obligation de réussite.


Patiente hospitalisée réalisant un exercice de relaxation guidée avec une professionnelle, lors d’une séance d’accompagnement à l’hôpital.

Le temps des exercices : respiration, corps et mental


Le cœur de la séance repose généralement sur deux à quatre exercices, choisis en fonction de l’objectif du jour. Ces exercices peuvent associer respiration consciente, mouvements doux et intention particulière. Chaque respiration, chaque mouvement est porteur de sens, en lien avec ce que le patient traverse à ce moment-là.


La respiration permet de poser le rythme, de calmer l’anxiété et de favoriser le relâchement. Les mouvements, lorsqu’ils sont possibles, restent simples, lents et toujours adaptés. Ils aident à relâcher les tensions corporelles et à renouer avec des sensations plus agréables.


La visualisation intervient ensuite, sous la forme d’une guidance verbale. Le patient est invité à se laisser porter par la voix, à imaginer des scènes ou des situations apaisantes : un paysage, une sensation de légèreté, un moment de calme. Cette visualisation est toujours en lien avec l’objectif de la séance, qu’il s’agisse d’apaiser la douleur, de réduire le stress ou de favoriser la récupération.


Le retour à l’instant présent


Après la visualisation, le sophrologue accompagne le patient vers un retour progressif à l’instant présent. Ce temps est important pour permettre au corps et à l’esprit de se réadapter doucement à l’environnement hospitalier. Le patient est invité à reprendre conscience de ses sensations, de sa respiration, de l’espace autour de lui.


Le partage des ressentis


Lorsque le contexte le permet, un temps d’échange est proposé en fin de séance. Le patient peut alors exprimer ce qu’il a ressenti : sensations corporelles, émotions, images, ou simplement un état de détente plus ou moins profond. Ce partage n’est jamais obligatoire ; il se fait dans le respect du rythme et de l’envie de chacun.


Ce moment permet d’ancrer l’expérience vécue et de renforcer la confiance en soi, en montrant au patient qu’il est capable de mobiliser ses propres ressources, même dans un contexte de soins.


Une séance toujours ajustée


Le déroulement d’une séance à l’hôpital reste volontairement souple. La durée peut varier, les exercices peuvent être modifiés ou interrompus si nécessaire. Cette capacité d’adaptation est essentielle pour respecter la réalité du milieu hospitalier et le vécu singulier de chaque patient.



Quels bénéfices les équipes soignantes observent-elles au quotidien ?


Lorsque ces pratiques sont intégrées au sein d’un service hospitalier, les bénéfices ne concernent pas uniquement les patients. Les équipes soignantes observent également des effets concrets dans leur quotidien professionnel, tant sur la qualité de la relation de soin que sur l’ambiance générale du service.


Équipe de professionnels de santé échangeant autour du suivi d’un patient dans un couloir d’hôpital, dans une atmosphère collaborative et bienveillante.

Du point de vue des équipes soignantes


Les soignants sont souvent les premiers témoins de l’état émotionnel des patients. Ils constatent que les personnes accompagnées deviennent, au fil des séances, plus calmes, plus posées et parfois plus disponibles au soin. Un patient moins envahi par l’anxiété ou la douleur est souvent plus à même de coopérer, de comprendre les explications et de vivre les soins avec davantage de sérénité.


Cette évolution facilite la relation soignant-soigné. Les échanges gagnent en fluidité, les tensions diminuent, et le climat relationnel s’apaise. Les équipes rapportent également une diminution de certaines manifestations liées au stress, comme l’agitation, l’irritabilité ou les réactions émotionnelles excessives. Cela contribue à créer un environnement de soin plus serein pour tous.


Par ailleurs, le fait de proposer ce type d’accompagnement renforce le sentiment de cohérence dans la prise en charge. Les soignants ont le sentiment de pouvoir répondre non seulement aux besoins médicaux, mais aussi au vécu global du patient.


Du point de vue des patients


Les patients expriment souvent un sentiment de reconnaissance et de considération. Le fait qu’un espace leur soit dédié, en dehors des soins techniques, leur donne le sentiment d’être pris en compte dans leur globalité. Ils se sentent moins réduits à leur pathologie et davantage reconnus comme des personnes à part entière.


Avec le temps, certains patients développent une meilleure motivation à s’engager dans leur parcours de soins. Ils se sentent plus acteurs, plus impliqués, et parfois plus confiants face aux étapes à venir. Cette évolution peut avoir un impact positif sur leur vécu de l’hospitalisation et sur leur capacité à traverser les traitements.


Du point de vue des proches


Les familles et les proches perçoivent également les effets de cet accompagnement. Ils observent souvent un apaisement chez leur proche hospitalisé, une meilleure capacité à exprimer ses ressentis et parfois un regard plus serein sur la situation. Cela peut contribuer à apaiser les relations familiales, souvent mises à l’épreuve par la maladie et l’hospitalisation.

Savoir que leur proche bénéficie d’un accompagnement global, prenant en compte ses émotions et son bien-être intérieur, est souvent rassurant pour les familles. Cela renforce leur confiance dans l’équipe et dans la qualité de la prise en charge proposée.



En quoi cette approche complète-t-elle les traitements médicaux sans s’y substituer ?


À l’hôpital, la priorité reste bien entendu le soin médical. Les traitements, les examens et les interventions constituent le socle indispensable de la prise en charge. Les approches psychocorporelles viennent en complément, jamais en remplacement. Cette distinction est essentielle pour comprendre leur juste place dans le parcours de soins.


L’objectif n’est pas de soigner la maladie au sens médical du terme, mais d’accompagner la personne dans ce qu’elle vit, physiquement et émotionnellement. En ce sens, ces pratiques s’inscrivent dans une démarche de soutien global, respectueuse du travail des équipes soignantes et des protocoles médicaux en place.


En agissant sur la douleur, le stress et l’anxiété, cet accompagnement permet souvent d’améliorer la tolérance aux traitements. Un patient plus détendu, moins crispé, mobilise davantage ses ressources internes pour traverser les soins. Cela peut se traduire par une meilleure disponibilité psychique, une fatigue émotionnelle moins marquée et un vécu global plus apaisé.


Cette complémentarité est au cœur de l’approche sophrologie et douleur. En aidant le patient à modifier sa perception des sensations désagréables, à relâcher les tensions corporelles et à apaiser le mental, elle soutient l’efficacité globale de la prise en charge médicale, sans jamais s’y opposer.


Il est également important de souligner que ces pratiques respectent strictement les indications médicales. Elles sont proposées en tenant compte des capacités physiques, de l’état de santé et des éventuelles contre-indications. Cette vigilance rejoint les réflexions autour des bienfait et danger, rappelant que toute approche doit être utilisée avec discernement et professionnalisme.


Par ailleurs, cet accompagnement contribue à renforcer l’autonomie du patient. En lui transmettant des outils simples, réutilisables en dehors des séances, il devient possible de prolonger les bénéfices dans le temps. Le patient apprend à mieux écouter son corps, à reconnaître les signaux de tension et à y répondre de manière adaptée. Cette capacité à prendre soin de soi s’inscrit pleinement dans une démarche de se soigner par la sophrologie, entendue ici comme un soutien au mieux-être et non comme un traitement médical.


Enfin, cette approche favorise une vision plus globale de la santé, où le corps, les émotions et le mental sont étroitement liés. Elle s’inscrit dans une évolution des pratiques de soin, qui reconnaissent de plus en plus l’importance du vécu subjectif du patient dans son parcours thérapeutique.



Pourquoi cette approche s’inscrit-elle dans une vision globale de la santé ?


La santé ne se résume pas à l’absence de maladie ni à la disparition des symptômes. Elle concerne l’ensemble de la personne : son corps, bien sûr, mais aussi son état émotionnel, son vécu intérieur et la manière dont elle traverse ce qu’elle vit. À l’hôpital, cette dimension globale est parfois mise à l’épreuve, tant le cadre médical peut être anxiogène et déstabilisant.

Cette approche s’inscrit dans une vision globale de la santé parce qu’elle ne cherche pas à isoler un symptôme, mais à accompagner la personne dans son expérience complète. La douleur, le stress ou l’anxiété ne sont jamais uniquement physiques ou uniquement psychiques : ils s’entremêlent, s’influencent mutuellement et impactent profondément le vécu du patient.

En proposant un accompagnement centré sur le corps et les ressentis, il devient possible de redonner une place à l’écoute de soi, même dans un contexte hospitalier très normé. Le patient est invité à se reconnecter à ses sensations, à son souffle, à ce qu’il ressent réellement, sans chercher à lutter ou à contrôler à tout prix. Cette attention portée à l’expérience intérieure permet souvent de retrouver un sentiment de cohérence et de continuité, malgré la maladie ou les soins.

Cette vision globale reconnaît également que chaque personne vit l’hospitalisation différemment. Là où certains auront surtout besoin d’apaisement, d’autres auront besoin de se sentir rassurés, soutenus ou simplement entendus. L’accompagnement s’ajuste alors à l’état du moment, sans chercher à appliquer un modèle unique.

Enfin, cette approche globale permet de considérer le patient comme un être vivant en mouvement, et non comme un simple corps à soigner. Elle redonne du sens au vécu de l’hospitalisation, en offrant des repères intérieurs qui peuvent soutenir la personne bien au-delà du temps passé à l’hôpital.


Patiente hospitalisée observant un paysage naturel depuis une fenêtre, dans un moment de calme et de prise de recul.

Quelle place pour ces pratiques dans les centres hospitaliers aujourd’hui ?


Depuis plusieurs années, les centres hospitaliers évoluent vers une prise en charge de plus en plus globale des patients. Si la médecine reste bien entendu centrale, les dimensions psychologique, émotionnelle et relationnelle sont désormais davantage reconnues. Dans ce contexte, les approches complémentaires trouvent progressivement leur place, en réponse à des besoins concrets observés sur le terrain.


La présence de ces pratiques à l’hôpital répond avant tout à une réalité : les patients ne sont pas uniquement des corps à soigner, mais des personnes traversant une expérience souvent bouleversante. Stress, anxiété, douleur, perte de repères, fatigue émotionnelle… autant de dimensions qui influencent directement la manière dont les soins sont vécus. Intégrer un accompagnement adapté permet d’agir sur ces aspects, sans interférer avec les protocoles médicaux.


Aujourd’hui, ces pratiques sont proposées de différentes manières selon les établissements. Dans certains centres hospitaliers, elles font partie intégrante de projets de soins globaux ou de programmes de qualité de vie. Dans d’autres, elles sont mises en place de façon ponctuelle, en réponse à des besoins spécifiques ou à la demande des équipes. Cette diversité reflète la souplesse de l’approche, capable de s’adapter à des organisations très variées.


La reconnaissance de ces pratiques repose également sur l’évolution des mentalités professionnelles. De plus en plus de soignants constatent que lorsqu’un patient est plus apaisé, plus serein et moins envahi par la douleur, les soins se déroulent dans de meilleures conditions. Cette observation favorise l’ouverture à des outils complémentaires, perçus non comme une contrainte supplémentaire, mais comme un soutien au travail des équipes.


Cette place grandissante s’inscrit dans la continuité de ce que l’on observe déjà dans d’autres structures médico-sociales, notamment la sophro dans les centres hospitaliers et la sophro en Ehpad, où l’accompagnement psychocorporel est de plus en plus reconnu comme un levier de bien-être et de qualité de vie.


Par ailleurs, les enjeux actuels liés à la surcharge des services hospitaliers renforcent l’intérêt de ces pratiques. Dans un contexte de pression organisationnelle, offrir aux patients des espaces de respiration et de relâchement peut contribuer à apaiser le climat général du service. Cela bénéficie autant aux patients qu’aux équipes, en favorisant des relations plus fluides et moins tendues.


Enfin, la place de ces pratiques à l’hôpital est appelée à évoluer. Les recherches sur les approches non médicamenteuses, l’attention portée à la qualité de vie des patients et la reconnaissance du rôle des émotions dans la santé ouvrent de nouvelles perspectives. Dans ce mouvement, ces accompagnements trouvent naturellement leur légitimité, en tant qu’outils complémentaires, respectueux et profondément humains.


Femme se tenant près d’une fenêtre dans un environnement hospitalier, observant l’extérieur dans un moment de calme et de recentrage.

Conclusion : pourquoi ces pratiques ont toute leur place à l’hôpital aujourd’hui ?


À l’hôpital, les patients ne traversent pas uniquement des soins médicaux. Ils vivent une expérience souvent marquée par la douleur, le stress et l’anxiété, mais aussi par la perte de repères et l’incertitude. Dans ce contexte, il devient essentiel de considérer la personne dans sa globalité, en tenant compte de son vécu émotionnel et de ses ressources intérieures.


Les approches psychocorporelles offrent des espaces de respiration, de relâchement et de recentrage, permettant aux patients de mieux habiter leur corps et de traverser l’hospitalisation avec plus de calme. En mobilisant la respiration, la détente corporelle et la visualisation, elles soutiennent la gestion des émotions, favorisent l’apaisement et redonnent au patient une place plus active dans son parcours de soins.


En complément des traitements médicaux, ces pratiques participent à une vision du soin plus humaine et respectueuse. Elles s’inscrivent dans une approche globale de la santé, où le bien-être intérieur est reconnu comme un élément à part entière de l’accompagnement hospitalier, au bénéfice des patients comme des équipes soignantes.


N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.


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Diana Fenech

Sophrologue certifiée au titre RNCP

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