Comment s’endormir plus facilement et retrouver un sommeil réparateur, naturellement ?
- dianafenechcontact
- 22 janv. 2024
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 janv.

Il y a des soirs où tout semble réuni pour dormir… et pourtant, au moment de poser la tête sur l’oreiller, le mental s’emballe. La journée repasse en boucle, les épaules restent crispées, la respiration est courte, et cette petite phrase revient : « Allez, il faut que je dorme. » Sauf que plus on veut dormir, plus le corps se met en tension.
Cet article est là pour t’aider à retrouver un endormissement plus doux, plus simple, plus naturel — sans pression, sans performance. Il s’appuie sur des techniques concrètes issus de la sophrologie, (respiration, détente corporelle, visualisation) que tu peux intégrer dans un rituel du soir.
Si tu traverses une période d’anxiété, de panique ou de trouble de l'humeur, ou si tes nuits sont régulièrement très compliquées, tu trouveras aussi des pistes pour savoir quand approfondir l’accompagnement.
Pourquoi l’endormissement est-il parfois le moment le plus difficile de la journée ?
La journée, on “tient”. On gère, on répond, on avance. Même quand on est fatigué, on reste en mode action. Et le soir, quand tout s’arrête, le cerveau récupère… tout ce qui n’a pas été digéré : émotions, contrariétés, inquiétudes, surcharge mentale.
C’est souvent là que se manifestent :
la sensation de ne pas réussir à se détendre,
une agitation intérieure,
un flot de pensées,
une hypervigilance corporelle (“je sens mon cœur”, “je sens mes jambes”, “je sens que je ne vais pas dormir”).
Ce n’est pas que tu “fais mal”. C’est juste que le corps n’a pas encore reçu le signal clair qu’il peut quitter le mode “alerte”. Et ce signal, on peut l’installer progressivement avec un rituel simple, régulier, et surtout bienveillant.
Que se passe-t-il dans le corps quand on “n’arrive pas à décrocher” ?
Quand tu n’arrives pas à t’endormir, ce n’est pas seulement une histoire de pensées. C’est aussi un état physiologique.
Le corps peut rester bloqué dans un fonctionnement de stress :
respiration haute et courte,
muscles contractés (nuque, mâchoire, épaules, ventre),
rythme cardiaque plus rapide,
difficulté à ressentir de la sécurité intérieure.
À ce moment-là, tu peux avoir l’impression que ton corps est “fatigué”, mais que ton système nerveux reste allumé.
C’est là que les pratiques issues de la sophrologie permettent justement de redonner au corps un signal de sérénité, afin que l’esprit puisse suivre.
Comment créer un rituel du soir qui aide vraiment à basculer vers le sommeil ?

Le rituel n’est pas une liste de choses parfaites à faire. C’est un message répété au cerveau : « la journée est terminée, je peux relâcher. »
Un bon rituel du soir, c’est :
simple,
reproductible,
réaliste,
et apaisant.
Un exemple de rituel “10 minutes” (sans pression)
2 minutes de respiration lente.
3 minutes de détente corporelle douce (épaules, visage, ventre).
3 minutes de visualisation simple.
2 minutes de retour au calme : juste ressentir.
L’idée, ce n’est pas d’obtenir un résultat. C’est de créer une descente progressive, un passage. Et si un soir ça marche moins bien, ce n’est pas un échec : tu entraînes ton système nerveux à retrouver un chemin.
Quels exercices simples faire au lit pour mieux s'endormir quand le mental tourne ?

Ici, je te propose des exercices concrets, faciles, et volontairement non “techniques”. Ils donnent un cadre, sans transformer ton lit en salle de pratique.
Exercice 1 : la respiration “plus longue à l’expiration”
Objectif : ralentir le système nerveux et préparer l’endormissement.
Allongé, une main sur le ventre :
Inspire tranquillement par le nez (sans chercher à remplir fort).
Expire plus lentement, comme si tu relâchais l’air doucement.
Laisse l’expiration devenir légèrement plus longue que l’inspiration.
Tu peux imaginer, à chaque inspiration, un petit ballon qui se gonfle dans le ventre… et à l’expiration, ce ballon qui se dégonfle tout doucement.
Ce simple repère aide à prendre du recul par rapport aux pensées.
Fais 6 à 10 cycles. Puis laisse la respiration redevenir naturelle.
Exercice 2 : relâchement “visage – épaules – ventre”
Objectif : déverrouiller les zones qui gardent souvent le stress du jour.
Sans bouger beaucoup :
Desserre la mâchoire (comme si la langue se posait naturellement).
Relâche le front.
Laisse les épaules redescendre légèrement.
Relâche le ventre (même si ce n’est que 5%).
Puis, à l’expiration, imagine que tu laisses tomber un poids invisible. Tu peux te dire intérieurement : “Je n’ai rien à prouver. Je peux juste me poser.”
C’est tout. Parfois, c’est cette permission qui change tout.
Exercice 3 : la “bulle de sécurité” version sommeil
Objectif : installer une sensation de protection intérieure, propice à l’endormissement.
Les yeux fermés ou mi-clos, imagine :
une bulle douce autour de toi,
comme une bulle de savon, légère mais protectrice,
d’une couleur qui t’apaise.
À chaque respiration, cette bulle devient un peu plus présente, comme si elle enveloppait ton corps d’une couche de calme. Elle laisse passer ce qui est bon (tendresse, repos, douceur) et garde à distance ce qui pèse (tensions, ruminations, agitation).
Ce n’est pas “magique” : c’est un langage que le cerveau comprend très bien. Une image positive simple, répétée, devient un repère de détente.
Comment calmer les ruminations sans lutter contre elles ?

Un piège classique, c’est de vouloir “chasser” les pensées. Résultat : tu passes ton temps à vérifier si tu penses… et tu penses encore plus.
Une approche plus efficace est :
reconnaître : “ok, mon mental tourne”
ne pas commenter
ramener l’attention au corps, doucement
Tu peux utiliser une phrase courte, comme un repère :
“Je reviens au souffle.”
“Je reviens au poids du corps.”
“Je laisse passer.”
Plus tu donnes au cerveau un point d’ancrage corporel, plus l’activité mentale se calme. Et souvent, c’est là que l’apaisement intérieur arrive.
Que faire si l’on somnole puis qu’on “repart” dès qu’on pose la tête ?
C’est très fréquent : sur le canapé tu somnoles, et dès que tu te mets au lit… ton cerveau se réveille.
Souvent, c’est parce que :
le lit réactive une tension (“il faut dormir”),
ton cerveau associe la chambre à la lutte contre le sommeil,
ou ton attention devient hyper focalisée.
Dans ce cas, une bonne stratégie est de :
faire ton mini rituel avant d’aller au lit (même 3 minutes),
puis, une fois au lit, ne pas “chercher” le sommeil, mais chercher le relâchement.
Un sommeil qui vient naturellement, c’est souvent un sommeil qui arrive quand on cesse de le contrôler.
Et si je me réveille la nuit : est-ce que je refais un exercice ou j’attends ?
Tout dépend de ton état.
Si tu te réveilles et que tu sens que tu peux te rendormir :
reste dans le noir,
ne regarde pas l’heure,
refais seulement 3 respirations longues à l’expiration.
Si tu te réveilles et que tu sens que ton mental repart fort :
fais un exercice court (2 minutes maximum),
puis stop. L’idée n’est pas de “travailler”, juste de relancer le calme.
Tu peux aussi répéter une consigne très simple :“Je n’ai pas besoin de dormir tout de suite. Je me repose.”
Ça enlève une partie de la pression, et le corps suit souvent.
Combien de temps faut-il pour que ça devienne efficace ?

Les effets peuvent être rapides (dès les premières pratiques) si tu es très réceptif, mais le vrai bénéfice vient de la répétition.
En général :
dès 5 à 7 jours : tu remarques déjà des changements (un peu plus de calme, un endormissement plus doux).
en 3 à 4 semaines : le rituel devient un repère solide.
Et surtout : tu reprends une sensation d’autonomie. Tu ne subis plus totalement le moment du coucher.
Lorsque les difficultés de sommeil deviennent fréquentes, durent dans le temps ou s’installent nuit après nuit, on parle alors davantage d’insomnie, qui demande une approche plus globale et approfondie.
À quel moment se faire accompagner ?
Si tu sens que :
tes difficultés d’endormissement sont très fréquentes,
qu’elles s’accompagnent de stress, d’anxiété,
tu es épuisé mais “branché”,
ou que tu as déjà essayé beaucoup de choses sans résultat,
alors un accompagnement peut vraiment t’aider à personnaliser les exercices, à travailler sur les déclencheurs, et à retrouver une relation plus sereine au sommeil.
En séance, on adapte toujours :
la respiration selon ton rythme,
les exercices corporels selon tes tensions,
la visualisation selon ce qui te rassure le plus.
Conclusion
Apprendre à mieux s’endormir, ce n’est pas “s’endormir vite à tout prix”. C’est surtout réapprendre à envoyer au corps un message simple : “tu peux relâcher.” Avec un rituel doux, quelques exercices courts, et une attention bienveillante à tes ressentis, tu peux progressivement retrouver une relation plus paisible au coucher.
Et si tu veux aller plus loin, la pratique accompagnée te permet d’avoir des outils adaptés à ton quotidien, à ton rythme, à tes besoins.
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La sophrologie a fonctionné bien mieux qu’un somnifère!
Le tout grâce a un accompagnement vraiment super